04 octobre 2010

Mangez des pommes !

Premiers retours sur ma migration sous Mac ...

Le hard
La machine est particulièrement bien finie, avec son habillage aluminium on est loin de certains PC en mauvais plastique. Le clavier typique, aux touches plates et carrées, rappelle celui du minitel, mais est pourtant très confortable. Par contre, les petits cachottiers d'Apple ont caché les touches utiles (pour un développeur) derrières des combinaisons : pas d'indication sur l'accolade "{" à moins d'avoir le petit guide du Mac-iste sous les yeux. Le pad est large et réactif, et on s'y fait très vite. Je le trouve par contre plutôt dur au clic, et je n'aime pas non plus le mode "frappe" pour cliquer.

L'OS
MacOS est basé sur un coeur FreeBSD, et a été fortement optimisé pour la plateforme 64 bits multi-coeurs. Je ne sais pas si c'est la seule explication, mais je constate que l'OS est très réactif et réparti très bien les ressources entre process. Je ne constate aucun de ces "gels" si fréquents sous Windows lorsqu'on lance une grosse appli (genre, un document Word :P ). L'installation d'application est simple comme bonjour (glisser, déposer), et a priori la désinstallation tout aussi triviale et propre. Je ne parle pas de l'esthétique qui est un élément pour lequel on connait le soin d'Apple.

Les applications
Le Mac est livré avec tout un tas d'applications de bonne facture, qu'on complétera avec quelques outils complémentaires selon le travail qu'on désire réaliser. Je regrette qu'iWork ne soit pas packagé. Il ne coûte que 79€ et serait un argument pour un système "tout compris", mais il n'y a pas de petit profit chez Apple, comme en témoigne le prix des accessoires, ou la sortie mini DisplayPort, qui oblige à acheter un adaptateur, alors qu'un port HDMI ou DVI ferait le job (mais nécessiterait à Appel de reverser 4cts par Mac !)

On s'habitue assez vite à la disposition du clavier et au pad (le passage régulier du Mac au PC est assez perturbant, on fait des trucs bizarres pendant quelques minutes). Pour ma part, je n'ai pas rencontré de problèmes insoluble, surtout avec l'aide du support en ligne 24/24 : @aheriter et @jollivetc !

Le côté obscur
MacOS est donc basé sur un socle Unix-BSD. C'est aussi ce qui en fait l'intérêt pour les développeurs ! Le passage de la barrière est cependant assez net. La console bash utilise les raccourcis propres à ce terminal, à savoir [Esc + B] pour revenir un mot en arrière. Ca rappelle l'apprentissage douloureux de VI, mais après tout c'est aussi un garde fou pour ceux qui ne devraient pas s'aventurer au delà de la partie graphique. Rassurez-vous, on peut définir ses propres combinaisons de touches pour améliorer la convivialité de cette console.

En conclusion, après quelques jours d'utilisation, je m'habitue bien à la bête et j'ai contourné les principales difficultés. Je ne suis pas encore aussi efficace que sous Windows et je me goure encore souvent de combinaisons de touches, mais ça vient vite. De là à savoir si ça justifie le tarif de ce jouet, je vous le dirait dans un prochain biller. Prochaine étape : intégrer le Mac dans mon environnement de travail (Exchange, Office Communicator, etc) et l'utiliser au quotidien...

4 commentaires:

Loïc Descotte a dit…

Bienvenue chez les mac users ;)
On dit souvent que le diable se trouve dans les détails, c'est justement sur la finition, aussi bien du hard que de l'OS qu'Apple fait fort, et ça apporte vraiment du confort.

En tout cas pour moi faire marche arrière serait impensable.

129170501 a dit…

Salut Nicolas,

Je suis Mac User depuis 3 ans, et pour moi aussi l'adage "l'essayer c'est l'adopter" s'est vérifié … :-) J'ai maintenant 3 mac à la maison et je conçoit difficilement un retour en arrière.

Il y a effectivement quelques points rebutants de prime abord (comme le clavier qui n'est effectivement pas particulièrement adapté à la programmation… je me remémore notamment à mes débuts ces longues minutes à chercher comment faire un " | " (pipe), et n'ayant pas de connexion internet à l'instant T pour interroger Google, me retrouver par dépit à faire un copier coller du dit caractère d'un autre endroit du programme… Heureusement le clavier virtuel est là, et avec la pratique ce n'est plus vraiment un problème), mais dans l'ensemble le plaisir d'utilisation, la souplesse et la fiabilité de la machine gomme totalement ces petits défauts.

Quelques petits conseils / astuces qui pourront aider tous les développeurs en herbe à un moment ou un autre :

- Parfois il peut être pratique de faire apparaitre les fichiers habituellement cachés dans le finder (".svn", etc). Pour cela vous aurez besoin de la commande suivante :

defaults write com.apple.finder AppleShowAllFiles 1

A taper dans le terminal donc (mettre 0 pour revenir en mode normal). Notez que la commande ne prendra effet que pour les nouveaux finders ouvert, donc pour tuer tous les anciens rapidement vous pouvez taper

killall finder

- Pour créer un raccourci d'un fichier .sh sur votre bureau (pour par exemple lancer rapidement un serveur jboss), renommer votre fichier en xxx.command, puis créer un alias que vous copierez sur le bureau.

- Pour faire des copies d'écrans, utilisez la combinaison de touche cmd/shift/3 ou cmd/shift/4

C'est tout ce qui me vient en tête pour l'instant…

Yannick.

nicolas deloof a dit…

Merci pour ces astuces, je me suis attaqué à la littérature "Snow Leopard" pour me faire la main, mais je me mélange encore souvent les pinceaux entre Pomme, Alt et Ctrl ;)

En effet, je viens de découvrir le clavier virtuel et c'est bien pratique pour s'y retrouver.

Batmat a dit…

Alors ? Un peu plus de 3 mois déjà. Est-ce que l'habituation se fait toujours bien ? Comme je vais peut-être avoir moi aussi bientôt un MBP, j'ai hâte de lire ton rex suivant à ce sujet :-).

Baptiste