11 janvier 2015

Est-ce que Je suis Charlie ?

Ceci étant un blog technique (enfin, en principe) je m'étale rarement sur ce genre de sujet, mais bon l'actualité est chargée.

J'ai grandi avec les dessins de Cabu, j'ai rigolé aux unes de Charlie Hebdo, mais je n'ai jamais acheté un seul exemplaire (alors que j'ai laissé un sacré pognon à "PC Achat").

Je ne vais pas m'étendre sur les événements de la semaine. A titre personnel je suis Athée - j'ai refusé de rentrer dans l'église où on faisait la baptême d'un de mes neveu car je ne considère pas qu'un enfant de 1 an soit en mesure de choisir sa religion. Je me retrouve donc assez bien dans les caricatures qui ont fait la renommée de Charlie Hebdo. Je trouve cette population qui ne va à la messe que le jour d'un mariage et se dit catholique particulièrement hypocrite. J'ai par contre aussi rencontré des personne (catholiques ou musulmanes) réellement croyantes, de grande qualité et d'une réelle ouverture d'esprit, avec qui j'ai eu des discussions très enrichissantes.

J'écrie ce billet non pas pour soutenir le journal ou en homage aux disparu - ce que je ferais à titre personnel dans un autre contexte. Je l'écrie parce que plusieurs articles font mention d'une montée du "#JeNeSuisPasCharlie" - en particulier de la part de jeunes lycéens qui ont eu du mal à accepter la minute de silence qu'on leur imposait.

Si les caricatures de Charlie Hebdo me font marrer, je peux comprendre que des personnes croyantes soit horrifiées par la tuerie de Charlie Hebdo mais ne se sentent pas pour autant solidaires du journal. Les caricatures restent un heurt pour leur convictions religieuse, qui ne justifie aucunement une quelconque violence, mais qui sont une blessure à leur identité, déjà malmenée par 20% de vote FN et de discours politique populiste. 

Ne nous volons pas la face : la France ce week-end montre son unité, son ouverture, sa force. Pourtant la première femme présidente pourrait ne pas être Ségolène Royal. 

1 commentaires:

Ludovic Borie a dit…

Allez, moi j'ai envie de ne pas prendre en compte cette dernière phrase, et de garder un peu d'espoir ! J'ai presque repris un peu d'estime pour mon propre pays, restons positif...