21 septembre 2009

AOP et autres instrumentations du bytecode

Quand on découvre l'AOP (programmation orientée aspect) à travers les blogs et autres résultats que nous propose Google, on tombe immanquablement sur un exemple d'instrumentation du code par des logs.

Si d'un point de vue didactique c'est un exemple qui a l'avantage d'être parlant pour tout le monde, d'un point de vue technique c'est une aberration :
  • les outils de logs modernes déterminent le nom de la classe/méthode et numéro de ligne à la volée, il serait donc dommage de perdre cette info dans nos logs. Or, en passant par un aspect, ce mécanisme va pointer dans le greffon de l'aspect, et pas là où on l'a appliqué
  • chaque ligne de log va nécessiter l'invocation du greffon, la copie des arguments, peut être même la construction d'un logger pour la classe considérée. Des millièmes de secondes qu'on va répéter des millions de fois, au final un dégradation mesurable des performances du code (si vous n'y croyez pas, j'ai vu une appli perdre 10% de son temps dans des mécanismes de log mal fichus).
Evidemment, parler de gestion transactionnel pour montrer l'utilisation de l'AOP n'est pas le plus simple...

Je rebondis cependant sur ce problème pédagogique : l'idée de base est bonne

Personne n'apprécie de devoir lire des logs vides, mais n'aime pas pour autant passer du temps à ajouter des logs DEBUT/FIN dans tout le code, et voir une méthode initialement si belle et explicite polluée par des lignes de logger.trace( param = truc ).

J'ai donc créé Logeek, un outil d'instrumentation du bytecode qui ajoute ces fameux logs si indispensables et si disgracieux. Contrairement à un outil d'AOP, Logeek fait de l'instrumentation agressive en ajoutant directement un attribut logger et le traçage des paramètres dans chaque méthode, là où AspectJ déporterait l'appel dans le greffon.

En gros, partant de ce code :

public boolean doSomething( String value, int count )
{
System.out.println( "done" );
return true;
}

Loggek va modifier le bytecode pour qu'il ressemble à ceci (en pseudo-code puisque le source n'est pas modifié, et le bytecode n'a pas exactement cette structure)
private static transient Logger __logger
= LoggerFactory.getLogger( Foo.class );

public boolean doSomething(String value, int count)
{
boolean returnedvalue;
try
{
__logger.debug( "{" );
__logger.trace( " value = {}", value );
__logger.trace( " count = {}", count );

System.out.println( "done" );
returnedvalue = true;
}
catch (Throwable throwable )
{
__logger.trace( " throws {}", throwable );
throw throwable;
}
__logger.trace( " return {}", returnedvalue );
__logger.debug( "}" );
return returnedvalue;
}
Pour comparaison, AspectJ produirait une transformation du bytecode qui ressemblerait plus à ceci :

public boolean doSomething(String value, int count)
{
boolean returnedvalue;
try
{
String arg1 = value.clone();
int arg2 = count.clone();
LoggingAspect.aspectOf().before( this, arg1, arg2 );

System.out.println( "done" );
returnedvalue = true;
}
catch (Throwable throwable )
{
LoggingAspect.aspectOf().afterThrowable( this, t );
throw throwable;
}
LoggingAspect.aspectOf().after( this, returnedvalue );
return returnedvalue;
}
La différence est subtile, mais dans ce second cas la source du log est le greffon de l'aspect, pas le code instrumenté, et au passage on paye même en mode TRACE (généralement désactivé) le prix d'une copie d'arguments et de plusieurs appels de méthodes.

Avec ce mécanisme activé on obtient donc, en TRACE, toutes les infos utiles sur le code exécuté. L'utilisation de SLF4J permet de ne pas s'encombrer de if logger.isDebugEnabled(), mais l'outil pourrait tout aussi bien se baser sur l'API log4j et ajouter ces contrôles.

Pour marquer le début/fin des méthodes j'utilise des accolades, car dans un éditeur un peu malin (comme NotePad++) le curseur positionné à côté met immédiatement en évidence sa petite soeur - c'est bien pratique ;)

Tout ça via un plugin Maven, qu'il suffit d'ajouter à son POM.xml (qui sans ça serait bien trop concis)


<plugin>
<groupid>fr.loof.logeek</groupid>
<artifactid>logeek-maven-plugin</artifactid>
<executions>
<execution>
<goals>
<goal>instrument</goal>
</goals>
<configuration>
<includes>
<include>**/*.class</include>
</includes>
<transformer>fr.loof.logeek.Slf4jLogging</transformer>
</configuration>
</execution>
</executions>
</plugin>


Logeek devrait être déployé dans le dépôt Maven central sous peu, en version 0.0.1. Je suis ouvert à toutes vos suggestions pour la 0.0.2 :)

18 septembre 2009

premiers pas avec GWT 2.0

Le plugin gwt-maven-plugin est disponible en version 1.2-SNAPSHOT avec un aperçu du support GWT 2.0. Les fonctionnalités ne sont pas forcément sans bugs et probablement encore incomplètes, mais les nouvelles options du compilateur sont déjà proposées.

La mise en oeuvre nécessite de récupérer le SDK (prendre par exemple les builds proposés par SFEIR). Configurer ensuite le plugin en affectant le paramètre gwtHome, pour le forcer à utiliser cette version, alors que par défaut il s'adapte à vos dépendances.

Vous avez alors accès à tout plein de nouvelles fonctionnalités, comme par exemple le draftCompile pour accélérer votre intégration continue, ou le rapport SOYC pour analyser la traduction de votre code Java en JavaScript et ses points noirs.

Pas de date prévue pour la finalisation de cette version 1.2, mais je vais essayer de coller à l'actualité de GWT 2.0.

14 septembre 2009

Hibernate est un sacré comique

Alerté par Julien, je fais un peu joujou avec les annotations @OneToOne et Hiernate.
Voici grosso modo ce que je manipule :


@OneToOne( fetch = FetchType.LAZY )
private Foo precedent;

@OneToOne( mappedBy = "precedent", fetch = FetchType.LAZY )
private Foo suivant;
Et là, dès que je charge une instance, j'ai autant de select qui partent en base que j'ai d'éléments dans ma chaîne suivant-précédent...

Le piège, c'est que malgré le LAZY, hibernate veut identifier si la relation OneToOne inverse (mappedBy) est renseignée ou non. En fonction de la réponse il colle un proxy ou null.

La solution, bien que pas très esthétique dans le code est simple : utiliser des OneToMany et se baser sur des collections de 1 élément :


@OneToMany( fetch = FetchType.LAZY )
private Set<Foo> suivants = new HashSet<>();

public Foo getSuivant()
{
Iterator<Foo> it = suivants.iterator();
return it.hasNext() ? it.next() : null;
}

public void setSuivant( Foo suivant )
{
for ( Foo item : suivants )
{
item.setPrecedent( null );
}
this.suivants.clear();

suivant.setPrecedent( this );
suivants.add( suivant );
}


Ca sent la grosse magouille, mais au moins ça ne casse pas la logique des get/set. Comme quoi la persistance "transparente" c'est pas encore tout à fait ça ;)

BreizhJUG - saison 2

Après deux mois de repos (?) pendant l'été, le BreizhJug repart sur les chapeaux de roue avec trois speackers pour une session spéciale "Spring ecosystem".

Comme toujours, je prépare la session au dernier moment. Je n'échapperais donc pas au gros coup de stress en me rendant compte que j'ai une fois de plus oublié un truc.

Histoire de se détendre, aujourd'hui c'est livraison au boulot, avec toute la ruche (pardon, l'openspace) attentive au moindre bug qui trainerait sous un tapis - disons que si on arrive au moins à faire passer tous nos tests jUnit ce serait un bon début.

Rendez-vous ce soir :)

04 septembre 2009

Bye bye XP, welcome 7

Hier soir, bonne surprise, mon processeur a cramé (sur le coup ça ne m'a pas vraiment fait rire).

Comme j'avais prévu de renouveler ce "bon vieux" PC j'avais déjà sous le coude les composants de remplacement, j'ai donc juste du accélérer un peu les choses... En tant que committer Apache, j'ai droit à un abonnement MSDN et donc j'ai déjà Windows 7 FR alors que vous autres pauvres mortels devrez attendre le 22 octobre ;)

Première bonne surprise, contrairement au 2h nécessaires pour installer XP, Seven s'installe "à la Linux" en une seule passe : pas de reboot en série et installation directe depuis le DVD - manque plus qu'à en faire un Live DVD ;)

Seconde bonne surprise : tout mon matos est reconnu. Heureusement vu que Micro$oft a une fois de plus revu son API de drivers (elle doit être encore mieux que celle de Vista qui était déjà bien meilleure que celle de XP qui corrigeait les défauts de celle de 2000 qui remplaçait les défaillances de NT). Donc tous mes CD d'accompagnement conservés soigneusement s'avèrent inutiles.

Je n'ai pas encore utilisé suffisamment le système pour me faire une opinion, et comme je ne suis pas passé par la case "vista" c'est assez déconcertant au début. J'ai a peu près trouvé mes marques pour l'instant.

Reste à installer la panoplie des petits softs qu'on accumule au fil du temps et qui deviennent indispensables mais dont on ne sait même plus le nom ;)

31 août 2009

les cochons dans l' (open-)space

Je découvre avec joie les plaisirs de l'openspace. Je m'en sort bien vu que le maxi-bureau est immense et réserve de grands espaces à chacun. Cependant il reste un bruit ambiant assez bas mais malgré tout omniprésent. J'ai horreur de bosser "dans une bulle" avec un casque sur les oreilles donc il va falloir que je m'y fasse, mais la concentration en souffre...
Par ailleurs, on perd en convivialité puisqu'on a plus vraiment un ou deux collègues de bureau mais un "groupe local" pas vraiment proche.
La cerise sur le gâteau c'est que le café du distributeur est infect.

Youpi youpi

11 août 2009

la bonne gestion des versions

Je me suis pris la tête avec une incompatibilité entre deux versions de bibliothèque.

J'utilise mx4j, et pour faire de l'admin à distance sans RMI (pour diverses raison que je ne vais pas développer) j'utilise un connecteur HTTP. Mx4j utilise pour ça Jetty en mode embarqué.

J'utilise aussi SoapUI, pour produire des mock des services que j'invoque. Lui aussi utilise Jetty.

Là où le bât blesse c'est que SoapUI utilise Jetty6, dont le code est complètement revu par rapport aux versions précédentes. L'API totalement incompatible rend mx4j inutilisable. Du coup je regrette presque de ne pas faire de l'OSGi - presque, je n'ai pas encore mis un orteil dans ce truc mais ça à l'air assez casse-gueule ;)

Je m'en suis sorti pour pas cher en faisant un bout de code pour adapter mx4j à Jetty6, mais j'en retiens une règle de développement : un changement d'API devrait TOUJOURS s'accompagner d'un changement de nom de package. JAXB2 utilise par exemple com.sun.xml.bind.v2. C'est peut être pas très joli, mais au moins on s'évite de nombreux conflits.

Java Cloud computing - an 1

Vous faites peut être partie de ceux qui ont reçu un "ID" pour jouer avec Google App Engine for Java.

Vous avez peut être testé le support "EC2" de Hudson pour bénéficier d'une réserve de puissance lors des piques de charge de votre intégration continue.

Dans tous les cas vous êtes convaincu que le cloud computing n'est plus une vue de l'esprit mais bien une solution concrète et disponible aujourd'hui ?

Et bien réjouissez-vous : VMWare vient de se payer SpringSource, dont l'engagement en faveur d'OSGi est bien connu. Imaginez donc une ferme de Spring DM Servers, supervisée par un monitoring Hyperic (racheté par SpringSource), et accessibles en mode cloud via des machines virtuelles sur laquelle vous déployez depuis Eclipse vos bundles OSGi métier ...

Moi, dans ma vraie vie je fais encore du JEE, et encore je viens juste de migrer en Java5, mais on peut tout de même rêver un peu ;) Quoi qu'il en soit, raisonner en "cloud" va devenir une facette importante du métier, alors préparer vous !

Besoin de pistes ? Allez lire le blog du touilleur qui vous expliquera tout sur le sujet !

10 août 2009

m2eclipse - pas encore près pour la prod !

Après des mois à essayer de configurer au mieux m2eclipse, d'alléger le workspace au maximum et de trouver des astuces pour que le "build automatically" soit exploitable sous Eclipse la conclusion s'impose : m2eclipse n'est pas prêt !

m2eclipse prend comme parti de laisser Maven gérer les "ressources" (fichiers de conf, XML...) à la place d'Eclipse. Vu que l'utilisation du filtering Maven reste marginale ça ne concerne que peu de personnes. Cependant, cela signifie pour les autres un cycle mvn process-resource à chaque build incrémental d'Eclipse.

... et il y en a un paquet des builds incrémentaux, sans parler des multi-modules ou chaque projet déclenche un build des autres. On termine donc avec des builds maven en pagaille, à reconstruire 10 fois le même module :'(

Alors, oui, m2eclipse permet à notre générateur de code de prendre en compte la moindre modification de WSDL. Mais qui modifie son WSDL chaque minute ? Le prix à payer est délirant, à moins d'avoir un PC octo-processeur à quatre coeurs (et encore ?).

Moralité : le bon vieux mvn eclispe:eclipse, bien qu'il soit parfois un peu compliqué à configurer au petits oignons (je pense à AJDT) a de beaux jours devant lui !

03 août 2009

Rumeur ...


J'apprends avec surprise par Messenger interposé que ma collègue du bureau d'à côté est enceinte de 8 mois. Il faut dire qu'avec 40KTM elle cache bien son jeu.

L'info semble malgré tout se confirmer via une autre personne (désirant rester anonyme) ayant eu une information non-confirmée concernant des triplets à venir...

L'intéressée refuse tout commentaire (c'est donc très louche), cependant le planning du projet encourage un sérieux doute avec 10 mystérieux jours de congés prévus à la fin du mois.

Reste à savoir qui est le père ...

31 juillet 2009

35 ans, presque mort...

Amusant de lire ici et ici le même constat que je peux faire :
dans le système français, soit on devient chef, soit on est une moule. Donc quelqu'un qui fait encore du code après 10 ans d'expérience c'est pas logique, il devrait depuis longtemps diriger des juniors qui codent à sa place, voire diriger des chefs qui ont leurs propres sous-fifres.

Il va donc falloir que je revoie un peu mon CV pour me propulser chef de software factory (i.e. le gars qui arrive encore à comprendre comment démerder le build maven), ou chef de la cellule d'innovation et de veille technologique, ou chef de la machine à café, enfin chef d'un truc quelconque.

30 juillet 2009

maven, eclipse et aspectJ : si si, ça marche

Mon projet préféré du moment est une énorme usine à gaz avec un bon paquet de modules Maven. Sous Eclipse avec m2eclipse, des builds Maven se lancent en pagaille si on active le "build automatically".

Soucis, mon projet dépend énormément d'aspectJ (via mon Fonzie à moi que j'ai) et la compilation maven prend des plombes.

  • option 1 :
décocher le build automatique. Il faut alors lancer des builds à la main et bien sur dans le bon ordre, autant dire que c'est galère aussi et qu'on se retrouve souvent à exécuter du code qui ne colle pas aux sources
  • option 2 :
ne plus gérer les relations inter-projet sous eclipse en tant que tel, mais passer par les JAR. On lance donc explicitement un gros build Maven avant de tester. Plus prédictif mais pas du tout productif
  • option 3 :
Utiliser AJDT 2.0, dont le build incrémental est un régal. Soucis : si l'intégration avec m2eclipse configure tout bien comme il faut AJDT, le plugin Maven est toujours exécuté lors des builds maven et on retrouve le problème initial. D'où ce magnifique hack :

<profiles>
<profile>
<id>m2eclipse</id>
<activation>
<property>
<name>osgi.bundles.defaultStartLevel</name>
</property>
</activation>

<build>
<plugins>
<plugin>
<groupId>org.codehaus.mojo</groupId>
<artifactId>aspectj-maven-plugin</artifactId>
<configuration>
<excludes>
<exclude>**/*.java</exclude>
</excludes>
</configuration>
</plugin>
</plugins>
</build>
</profile>

Avec cette conf magique, AJDT est correctement configuré par m2eclipse et fait parfaitement son boulot (le hotswap permet ainsi d'éditer le code et de constater le résultat à chaud dans Tomcat), ET les build maven sous eclipse sont raisonablement rapides, le plugin aspectj ne faisant plus rien.

C'est un hack bien pourri, mais ça montre que m2eclipse 0.9.9, une fois le "custom lifecycle mapping" en place et supporté par de nombreux plugins, devrait nous faire oublier toutes ces années de cohabitation difficile entre Maven et Eclipse.

maven, eclipse et aspectJ : si si, ça marche

28 juillet 2009

Maven et Hudson main dans la main


Mon projet prend 30 minutes pour se construire, tests IT compris. Dans de nombreux cas, les modifications associées à un commit ne concernent qu'un sous ensemble de modules et un échec pourrait être détecté en une dizaine de minutes. Même constat pour le retour au bleu : 30 minutes d'attente pour constater qu'une correction en périphérie du projet est valide, avec une reconstruction de 90% du projet qui n'est pas du tout concerné.

Pour le rendre plus réactif, j'ai du découper "manuellement" le projet selon ses modules maven (principaux) et prévoir les chemins SVN et autres commandes MVN pour que seuls les projets considérés soient construits. Ca va déjà nettement mieux, mais pour pousser la logique jusqu'au bout il faudrait configurer un job Hudson pour chaque module maven, et assurer la mise à jour de ces jobs à chaque modification de la structure des modules.

C'est fastidieux, et source de soucis divers, mais bon ça marche et mon build est devenu nettement plus réactif - effet de bord non négligeable, on est passé au grand bleu après de nombreuses heures de gyrophare rouge allumé dans le couloir...


Je pourrais conclure là dessus, mais Hudson n'en finit plus de métonner :

Vous le savez peut être, Maven 2.1 permet de spécifier une liste de modules à construire, plutôt que de se coltiner tous les modules d'un multiprojet. Maven se comporte alors à la make, c'est à dire qu'il va construire les modules spécifiés + tous les modules nécessaires. On peut aussi lui demander de se comporter à la hudson, c'est à dire de construire tous les modules qui peuvent potentiellement être impactés par les modules construits.

Il ne restait donc qu'un pas à franchir pour que Hudson puisse (enfin) construire intelligement les projects Maven un peu trop volumineux en ne sélectionnant que les modules impactés par un commit.

Avec la révision 138 d'Hudson, prévue en fin de semaine, une nouvelle option avancée dans les options de build Maven devrait apporter cette fonctionnalité tant attendue. Jusqu'ici seul Continuum savait gérer finement les modules Maven, voici donc que son concurrent vient lui couper l'herbe sous le pied.

Elle est pas belle la vie ?
(en fait non, il y a encore Eclispe, JBoss, et ma non-augment' de fin d'année à considérer)

23 juillet 2009

spam attack

L'instance Jira qui héberge les rapports d'anomalies et d'évolution des projects Apache et Codehaus subit une attaque en règle de la part d'un spammeur.

De nombreux tickets sont créés avec des titres à la "Angélina Jolie Nue" et un lien vers une vidéo. Du pur spam pourri, mais l'attaque est sérieuse car le spammer semble disposer d'un grand nombre de compte, ou d'un bon script pour en créer à la demande. Le Jira comporte désormais quelques centaines de références à des stars du showbiz, ce qui change un peu des NullPointers, mais n'est pas vraiment très utile aux projets considérés.

Comme quoi le contrôler par eMail de confirmation et autre Captcha n'empèche pas ce genre de choses.

m2eclipse - avec modération

La dernière version "dev" de m2eclipse (0.9.9) introduit les prémisses de ce que pourrait être un support correct de Maven dans Eclipse.

L'idée est de marier les plugins Maven avec le build incrémental d'Eclipse, plutôt que de lancer en série des builds Maven (potentiellement bien assez longs) à chaque modification d'un fichier du workspace. Dans la version 0.9.8, avec un bon gros projet multi-module et quelques plugins de génération de code ou d'instrumentation AOP le build automatically est absolument inexploitable.

On peut donc espérer voir enfin le bout du tunnel ... et effectivement sur un projet de test la différence est significative. On se croirait presque sous InteliJ Idea :)

Tout irait bien si cette 0.9.9 ne devait pas ce fonctionnement avancé à un build récent de maven 3, ce qui inclut les nouvelles API de gestion des artefacts maven (Mercury). Autrement dit, tout plugin qui dépendrait un peu trop des API de résolution d'artefacts gaufre lamentablement avec cette version. Exemple, la génération de code JAXB (org.jvnet:jaxb2-maven-plugin) :

java.lang.NullPointerException
at org.apache.maven.project.artifact.MavenMetadataSource.createArtifacts(

Ca peut aussi prendre des formes plus amusantes :

java.lang.NoSuchMethodError: org.apache.maven.artifact.resolver.ArtifactResolutionResult.getArtifactResolutionNodes()Ljava/util/Set;

Précisons aussi que l'API des ProjectConfigurator a changé. Elle donnait un avantage à m2eclipse en permettant de configurer automagiquement les plugins Eclipse équivalent de plugins Maven (SVN, Checkstyle, Sysdeo-Tomcat...). Il va falloir attendre la mise à jour des quelques plugins Eclipse qui ont fait l'effort de développer un support Maven2, et/ou la totale compatibilité des plugins Maven2 avec Maven3.

Moralité : à moins d'avoir un projet vraiment pas bien méchant, ne tentez surtout pas la mise à jour ! Ce numéro de version symbolique "0.9.9" ne signifie pas selon moi qu'on est si proche que ça d'un m2eclipse 1.0-final capable de prendre en charge des projets Maven issus de la vraie vie.

16 juillet 2009

ie8 est là


Surprise ce soir - "des mises à jour sont disponibles : ie8 pour XP"

La nouvelle mouture du navigateur le plus décrié et le plus installé (à l'insu de votre plein grée) est donc en train d'exploiter ce formidable outil de distribution qu'est windows update pour venir s'inviter sur les PC grand public.

Je ne vais pas vous raconter ce qu'il y a de nouveau dans ce navigateur (je vous laisse googler) mais on peut espérer un peu mieux que IE7, tout en sachant d'avance qu'on restera en retrait de ses petits camarades.

La bonne nouvelle c'est que GWT est déjà prèt pour IE8, et que le récent GWT 1.7 permet de produire une version de nos applis web optimisée pour le meilleur support CSS/JS/HTML de ce nouveau navigateur ... à condition que la page hôte ait un Doctype HTML Strict ! Compatibilité oblige avec les millions de sites au code HTML poubelle, en son absence c'est direction "quirk-mode" et fonctionnement équivalent à ie6/7

Et comme toujours, quel sera le naviagateur majoritaire en entreprise ? IE6 ! Pour ne pas se coltiner une migration dont les effets de bords sont innombrables, couteux et mal maitrisés, aucun DSI ne pousserait en ces temps de restrictions budgétaires à passer à IE7 qui n'apporterait rien, et encore moins à un IE8 qui fait à peine mieux.

Conclusion : on est pas prèt de voir des applis intranet exploiter CSS3 ...

... sauf si une proposition, évoquée sur la liste gwt-contributors, est retenue : utiliser le defered binding pour supporter des fonctions CSS3/HTML5 depuis GWT, en ayant recours à des "hacks" sur IE. Par exemple les boxes à bord rond peuvent être rendus par une simple directive CSS sur tous les navigateurs non Microsoftesques et via un .htc ou une ignoble imbrication de <table> sous IE.

Le monde du web n'a pas fini de nous surprendre

03 juillet 2009

10 jours offline

A partir de demain va commencer pour moi une épreuve sans équivalent : 10 jours de vacances sur l'île d'Oléron ... sans accès à Internet !

Je vais donc devoir m'inscrire à l'école de Surf pour me lessiver la boîte à neurones, ou pire, jouer avec les enfants (quelle horreur !). Ma dernière session de Surf remontant à ... 10 ans, sur une Bic Alto (je sais, c'est pas un surf mais un funboard, et bien ça marche pas si mal), la seconde option sera peut-être même la seule possible :'(


Je pense jalousement à mes collègues qui restent confortablement au boulot, bercés par le doux ronflement du ventilateur, avec une belle connexion permanente et illimité au Net ... bande de veinards.

update 14/07 :
Vous connaissez le principe : "en recopiant son dessin, notre dessinateur a commis 7 erreurs. Seras-tu capable de les retrouver ?"



Le BreizhJUG en vacances


Pendant l'été, le BreizhJUG organise un super concours photo. Pour participer il suffit d'envoyer à team@breizhjug.org une photo de son lieux de vacance mettant en scène le logo du JUG. L'originalité sera bien sur récompensée, mais l'exotisme peut aussi aider, pour remporter un magnifique lot (non encore déterminé, mais promis il sera chouette).

Ma modeste contribution, suite à un petit week-end touristique :

02 juillet 2009

Le BreizhJUG fait son cinéma

Comme le BreizhJUG est fermé pendant l'été, il faut bien s'occuper, et surtout ne pas perdre le contact avec nos membres. Aussi nous avons tourné hier soir une vidéo de promotion :


Le scénario est de moi, d'où sa très grande richesse, ainsi que la réalisation, d'une exceptionnelle qualité merci.

Un grand merci à Marie-Christine de s'être prétée au jeu et d'avoir afronté les regards quelque peut surpris de ses collègues lorsqu'elle a tenté le high-kick triple-salto dans le couloir (malheureusement coupé au montage).

Passez le mot :)

25 juin 2009

Laser Saber Extreme Feedback Device (TM)


Ca le fait, non ?

assembly mon amour...

Le plugin maven-assembly est probablement le plus énervant de la galaxie Maven.

Comme de nombreux Mavenistes j'utilise "l'héritage naturel" qui consiste à utiliser un même POM pour définir les modules du projet et comme parent commun.

Effet de bord : la construction mvn install commence par le parent, puis les modules, ce qui est logique si on veut que les modules "voient" leur parent dans son état final.

Maintenant, si je veux produire un assembly, ce plugin doit s'exécuter ... après les modules. Le bon vieux problème de l'oeuf et de la poule !

Une solution simple qui peut servir à d'autres : un POM "pom-assembly.xml" qui ne déclare que le plugin assembly attaché à la phase install et un unique module "."

<modules>
<module>.</module>
</modules>

<build>
<defaultgoal>install</defaultgoal>
<plugins>
<plugin>
<artifactid>maven-assembly-plugin</artifactid>
<inherited>false</inherited>
...
</plugin>
</plugins>
</build>

en lançant un mvn -f pom-assembly.xml install maven va enchaîner l'install des modules mais pas celle de ce POM qui n'est plus le parent global.

D:\projets\xx>mvn -f pom-assembly.xml
[INFO] Scanning for projects...
[INFO] Reactor build order:
[INFO] xx parent
[INFO] xx :: Composants GWT
[INFO] xx :: configuration
[INFO] xx :: infrastructure
[INFO] xx :: wsdl
[INFO] xx :: modele
[INFO] xx :: services
[INFO] xx :: persistance
[INFO] xx :: ordonnanceur
[INFO] xx :: services web
[INFO] xx :: batchs
[INFO] xx :: simulateurs
[INFO] xx :: ear
[INFO] xx :: tests d'intÚgration
[INFO] xx :: assembly
[INFO] -----------------------------------------------

Je sais, ça sent le gros hack à deux cents, mais ça dépanne en attendant Maven 3

24 juin 2009

Saber light extreme feedback device


A la demande générale, et pour tous ceux qui comme moi ont rangé depuis bien longtemps leurs cours d'électronique et ne veulent pas réinventer la roue, voici le schéma de mon montage


Pour l'alim j'ai indiqué 9v mais peut importe, vu qu'on a un suiveur de tension il faut juste "plus de 5v". Je n'ai pas mis de fusible sur le schéma, mais pensez y tout de même.

Et ne venez pas vous plaindre si vous vous flanquez du 220v dans les didis, j'en ai pris ma dose moi aussi :)

Le monde méconnu de la sécurité

Sur cette vidéo, on découvre comment n'importe quel blaireau avec les bons outils peut pirater le compte gMail de ses petits copains.

En y regardant de près, il ne faut que quelques outils bien ficelés et un peu d'exercice au hacker amateur. La sécurité informatique est un mode étrange dans lequel seuls quelques gars pointus savent comment craquer tel protocole ou application, mais ou l'outillage met cette connaissance entre les mains de tout le monde. C'est un peu l'arme atomique numérique à la portée de tous les Docteurs No du coin.

Dans le cas de gMail il suffit de configurer son compte pour n'être accessible qu'en HTTPS. Combien d'entre nous ont cette option activée ? Dans mon cas elle ne l'était pas (aucune des options n'était cochée, je ne sais pas quel comportement par défaut s'applique dans ce cas).

Reste que ce genre de vidéo, avec la petite musique à la benny hill, montre à quel point la sécurité d'un réseau est à la merci de quelques outils bien lêchés et surtout à quel point on y es peu sensibilisé. On trouve sans chercher bien loin des distributions Linux en live-CD toutes prètes pour attaquer un réseau avec la panoplie complète du petite Ethan Hunt amateur. Et quand on parle sécurité avec un développeur on peut être surpris de la méconnaissance totale du domaine et de ses implications. Demandez juste pour rigoler ce qu'est un DOS (non, pas celui de Microsoft) ou un XSS...

Pour ceux qui auraient raté l'info, en 2007 l'Estonie a été numériquement paralysée (un comble pour un pays qui a tout misé sur le Net) - tout ça pour une histoire de statue déplacée. Un reportage d'Arte sur le sujet suggère que l'attaque provenait non pas des services secrets Russe ou mais de quelques hackers isolés qui ont "protesté" contre une décision en apparence mineure du gouvernement Estonien. Rapidement revenus à des activités plus lucratives ceci expliquerait que l'attaque se soit arrêtée après quelque jours sans que les spécialistes Estoniens aient réussi à faire quoi que ce soit. Comme quoi quelques gars bien outillés et pas manchots peuvent faire bien plus que vous piquer votre compte gMail.

Tiens, une idée pour le prochain concours de développement sur Androïd :
Une appli qui cracke automagiquement toutes les connexions Wifi, WEP ou WPA qui trainent, et permettent ainsi de surfer "gratos et anonyme". Les briques de base existent pour le faire (vous croyez être l'abri ? désolé) reste à en faire une belle appli pour neuneu avec un gros bouton bleu "Connect to Internet"

13 juin 2009

extrem feedback device


Comment sensibiliser l'équipe au bonnes pratiques de l'intégration continue ?

Le contexte :
  • un bon gros projet (50 personnes * 16 mois),
  • un approche "V" pas du tout agile (déjà plus d'un an de conception dans les pattes), ce qui n'interdit pas d'emprunter aux méthodes modernes quelques bonnes pratiques,
  • une équipe hétéroclite, avec de nombreux "juniors", regroupés dans 5 équipes par couche technique - sensées collaborer ;) - et des buils Hudson FAILED à tour de bras.
Actuellement, certains ont bien pris possession du concept d'intégration continue et suive régulièrement l'état d'Hudson. D'autres par contre semblent peu s'en préocuper et sont dans un esprit "chacun sa m..", ce qui se traduit par des commits qui cassent le projet sans que personne ne réagisse.

Les piqures de rappel n'ayant pas données de résultats très convaincants, surtout que je suis loin d'être un bon exemple, je voulais expérimenter une approche plus ludique : le feedback visuel

"Extreme feedback device" : trois lampes qui illuminent le couloir pour indiquer l'état du build - difficile de passer à côté et de faire l'indifférent. Un truc comme ça :


La commande se fait depuis le PC via le port parallèle - je sais, les PC modernes n'on plus cette relique du IBM PC, mais ici on a pas encore reçu les nouveaux core i7 triple channel, on doit se contenter ne nos Lenovo un peu asfixiés par Eclipse :)

Le port parallèle, programmé au plus bas niveau, a l'intérêt bien connu des bidouilleurs de se comporter comme un "octet exposé au reste du monde". Ses 8 pins sont contrôlables en 0V / 5V en fonction du byte inscrit sur ce port. Il est donc facile de piloter jusqu'à 8 lampes en y envoyant de 0 à 255.

1er soucis
Le "plus bas niveau" est un peu compliqué sous Windows ou le port parallèle est masqué par l'abstraction matérielle. Il existe cependant des drivers bidouille qui corrigent le tir, ainsi qu'un soft qui assure l'accès exclusif à ce port (sans quoi ça merde de temps en temps).
- le soft qui va bien pour écrire byte par byte sur le port parallèle en Java
- le soft qui va bien pour un accès exclusif sous windows

Un premier "proof of concept" pour allumer une led rouge (en ce moment c'est la couleur dominante) et mettre au point le côté logiciel, basique mais fonctionnel. L'occasion aussi d'amuser la galerie et de préparer l'équipe pour la suite.


Une fois cette formalité remplie et les premier regards amusés des collègues, on sort le fer à souder. Liste de courses :
  • un vieux cable d'imprimante "centronics" (comme quoi faut jamais rien jeter)
  • quelques composants électroniques (~20€)
  • trois ralonges (pour pouvoir placer les lampes à qq mètres de mon bureau),
  • une boîte tupperware pour mettre tout ça à l'abris - c'est tout de même du 220v, faut pas déconner.
Le montage n'a rien de bien compliqué, mais comme mes cours d'électronique sont un peu loin je me suis reposé sur ce plan. Si vous comptez allimenter un transfo ou un moteur (typiquement un gyrophare 12v) faites gaffe, ce n'est pas exactement le même schéma.

2ème soucis
Ce premier essai est un bide : rien ne marche. J'ai d'abord cru avoir grillé les optocoupleurs (c'est tout de même du 220V, on hésite à venir y mettre ses doigts). En fait le montage que j'ai voulu utiliser suppose que la prise parallèle débite suffisement de jus ... ce qui était loin d'être le cas au cous de mes essais. Il faut donc ajouter un "étage" suiveur de tension - ressortez vos cours d'électronique sur les transistors ! Dans ma boîte à bricoles j'ai retrouvé tout plein de ces bidules à trois pattes, l'occasion de (re)découvrir à quoi ça sert.

Après un test sur plaque d'essai (attention au 220V :-/) implantation sur circuit imprimé et mise en boîte.

3ème soucis
On branche et ... les plombs sautent. Après une bonne heure à tester chaque module sans trouver de problème, je décide de couper le circuit en deux sous les opto-coupleurs, de manière à avoir une isolation totale entre 220 et 9V - et ça marche. Comme quoi ma plaque d'essai ne devait pas être au top question isolation.

Je vous passe les 4ème, 5ème et 6ème soucis (la LED qui s'allume pas, un fil de masse qui se déssoude ...)

Pour les "signaux visuels" vous pouvez ressortir ces blocs-spots octogonaux en plastique qu'on a tous achetés un jour pour animer une boum - ça peut vous faire un joli feu de signalisation. Moi, j'ai fait une petite folie :
  • trois tubes néons de couleur bleu/jaune/rouge (19€ chez alinea)
  • un gyrophare rouge pour venir épauler le tube rouge (16€)

et voilà le résultat en action :
Le "Laser Saber Extreme Feedback Devive (TM)"

Pas de photo ? Ben non, j'ai oublié mon appareil, revenez en fin de semaine ...

Effet étonnant : le jour de l'installation, 12 builds bleus alors qu'on plafonnait péniblement à un ou deux par jours au meilleur de notre forme. Pourvu que ça dure !

Autre option pour ce type de montage, utiliser un circuit programmable, comme par exemple celui-ci qui intègre sur quelques cm² un serveur HTTP avec sa prise ethernet. Mais là, ça devient presque de l'industrialisation. Le côté bricolage facilite le succès du bidule auprès de l'équipe ;)

09 juin 2009

Pour une meilleure utilisation d'Eclipse


Qu'on aime ou qu'on déteste, Eclipse est omniprésent et on doit bien faire avec. Dans la phrase précédente, comprendre "bien faire avec" non pas comme un signe de renoncement mais dans le sens être aussi efficace que possible avec cet IDE. Je n'ai jamais eu le courage pour ma part de changer d'IDE au delà du test express, ayant perdu toutes mes habitudes dans un nouvel environnement. Idea ou Netbeans sont sans doute très bien mais je n'ai vraiment pas le temps de m'y habituer.

Julien vient de me suggérer le plugin MouseFeed, qui suggére les raccourcis clavier pour chaque opération pratiquée à la souris dans l'IHM, souris bien pratique mais dont la lenteur relative est bien connue. Un excellent moyen pour apprendre les raccourcis (parfois même leur existence) sur les opérations qu'on pratique en boucle.

Il ne manque plus que le petit trombone animé pour nous tenir la main ;)

03 juin 2009

Sun, Oracle, OpenJDK et Java payant ?

Le rachat de SUN par Oracle a fait couler beaucoup d'encre et lève de nombreuses interrogations (voir inquiétudes). Dans ce contexte, on peut être rassuré que SUN ait passé le code du JDK sous licence GPL peu de temps avant ce changement de propriétaire.

Exemple concret : le nouveau Garbage collector "G1", dont les performances sont encourageantes pour ce qui en a déjà été présenté (même si on présente rarement de mauvais résultats). Un petit tour par la release-note :
"Although G1 is available for use in this release, note that production use of G1 is only permitted where a Java support contract has been purchased. G1 is supported thru Sun's Java Platform Standard Edition for Business program.

Vous avez bien lu, pour utiliser G1 en production vous devrez passer par le porte monaie et souscrire un contrat de support "business program".

Donc SUN a d'un côté ouvert le JDK en GPL (ce qui lui permet à la fois d'être libre sans risquer de se le faire piquer) et de l'autre finance des développements plus avancés selon un contrat de support classique. Un modèle de développement opensource assez classique en fin de compte, la version "de base", libre, servant à faire adopter la plateforme tandis que la version "business" est orientée support et fonctionnalités avancées.

D'autres éditeurs ayant choisis ce modèle redonnent leur code "avancé" à la version libre une fois que son développement a été amorti. Il semble que ce soit l'idée de SUN pour G1, dont le développement et la mise au point sur des applications stratégiques nécessite des ressources significatives. 

Reste à savoir ce que cela va donner à l'avenir, avec bien sûr la question clé de la position d'Oracle sur le sujet, qui n'a pas montré jusqu'ici un engagement fort dans l'opensource. G1 sera t-il réellement "libéré" et intégré à OpenJDK ou faudra t-il attendre un développement alternatif qui s'en inspire ? Qu'en sera t-il des autres évolutions significatives du JDK de sun ?

La polémique autour du rachat de SUN n'est pas prète de s'épuiser ;)

02 juin 2009

Maven bouge dans le bon sens

Avec mon précédent billet je me suis attiré quelques foudres de la part de la communauté Maven, mais j'ai aussi mis sur le tapis un état de fait : en dehors des membres de Sonatype qui sont à plein temps sur Maven 3 il est bien difficile de suivre le développement de cette nouvelle version "de l'extérieur".

Les choses évoluent dans le bon sens : Jason a reconnu que le développement de Maven 3 nécessite un gros investissement personnel ne serait-ce que pour se tenir au courant. Il ne compte pas renoncer à son rôle de développeur pour celui de responsable communication en fournissant à la communauté un joli résumé du 'où c'est qu'on en est', mais ne veut pas pour autant se couper de la base communautaire du projet.

Dernier rebondissement, l'organisation de conférences téléphoniques hebdomadaires permettant de discuter "live" de l'état et de l'avenir du projet, une idée reprise du fonctionnement de la fondation Eclipse. Enregistrées pour ceux qui ne sont pas disponibles à l'heure dite (17h pour la france), ou dont l'anglais est trop approximatif pour suivre une discussion sans décrocher, ces débats seront consultables dans les jours qui suivent et pourront être poursuivis par des questions plus précises via la liste de dev.

Ce fonctionnement devrait permettre à plus de monde de mettre un pied dans Maven 3, sans pour autant alourdir le processus de développement. Documenter chaque choix technique mis en oeuvre serait en effet un travail titanesque.

Bonne nouvelle donc. Après la renaissance de Maven 2.x (une 2.2 est en cours de finalisation), Maven 3 va devenir plus visible pour la communauté. Les devs de Maven 3 se focalisent sur la compatibilité avec l'existant maven 2, via une large batterie de tests d'intégration. Un travail important auquel la communauté peut contribuer en proposant de nouveaux tests IT sur des cas spécifiques. Les résultats sont semble t-il encourageants, aussi on peut espérer avec un Maven3-SNAPSHOT fonctionnel, même si la stabilisation définitive va prendre du temps.

En parallèle, des membres francophones de la communauté se sont portés volontaires pour traduire le definitive guide en français, travail à long terme vu le pavé que constitue ce bouquin, mais qui va apporter à Maven une documentation plus accessible - en complément, bien sûr, de mon bouquin ;)

01 juin 2009

container's hell

JEE n'a pas vraiment la cote auprès des développeurs qui lui préfèrent des modèles plus léger. Dernière expérience en date pour ma part : j'ai une application Hibernate, j'y ai mis la toute dernière version GA du framework, et je la "déploie"sur un JBoss un peu ancien - prérequis client oblige.

NoSuchMethodError

Hibernate tente de détecter la présence de Hibernate-validator, et si c'est le cas active ses fonctions optionnelles. JBoss a eu la bonne idée de nous coller d'office un Hibernate dans son serveur d'appli, comme si nous n'étions pas capable de choisir nous même nos outils. Le Hibernate-validator détécté au runtime est celui de JBoss et évidement incompatible avec la version d'Hibernate que j'utilise.

Autrement dit, le "conteneur" me rend là un magnifique service en m'obligeant à intégrer une version plus récente d'Hibernate-validator que je n'utilise pas. Je vous passe les problèmes de parser et d'API XML et les diverses Error associées. Même si après tout c'est ce qui me fait gagner ma croute vu que peu de gens comprennent de quoi il s'agit, je me passerais bien de perdre des heures sur ce genre de sotises.

Question 1 : pourquoi le serveur d'appli devrait-il nous fournir des frameworks, nous privant ainsi du choix d'une version précise ? Il est difficile de faire une mise à jour de serveur sur des machines mutualisées, je me suis coltiné un Websphère 5.0 pendant des années pour cette raison. 

Question 2 : Pourquoi le classloader isolé (parent-last) n'est-il pas le mode de fonctionnement par défaut ? Tous ceux qui ont galérés avec commons-logging savent de quoi je parle

Question plus fine : pourquoi le serveur d'appli héberge t-il l'application et pas l'inverse ?

Dans la majorité de mes applis, en dehors de l'API servelt et d'une DataSource le serveur d'appli ne sert pas à grand chose (je suppose que ces fonctions d'exploitation sont mise à profit par mon client). Pour la DataSource, un bon commons-dbcp fait très bien l'affaire et économise les raffinements de la configuration des liens JNDI. Pour l'API servelt, je préférerais autant démarer au sein de mon application un service d'écoute HTTP, un Jetty embedded ou équivalent, quitte à ce que la classe associée soit configurable.

Spring DM Server de ce point de vue me décoit un peu car il ne remet pas en cause cette structuration des applications dans un conteneur (et je reste perplexe sur l'intérêt d'OSGi). J'attendrais du serveur d'application idéal de fournir des services à la carte, mais surtout rien de plus. En gros une JVM++, pas une de ces usines à gaz auxquelles JEE nous a habitués.

29 mai 2009

Google surfe sur la Wave



Pour ceux qui ont suivi l'émergence de HTML5, les navigateurs modernes vont permettre de développer des applications nettement plus riches, basées sur un canevas graphique complet et un modèle de communication complètement débridé (très loin de deux connexions HTTP que l'on a héritées de Mosaïc).
Google suit (anticipe ?) le mouvement en présentant Google Wave, qui se présente comme "ce que seraient le mail et la messagerie instantanée si on les avait inventés aujourd'hui". Ça parait flou ? Explication, basée sur la démo présentée au Google IO :

On part de ce qui ressemble pas mal à gMail, avec liste de contacts et boite de réception. Sauf que pour chaque personne impliquée dans une discussion, Wave signale de nouveaux événements ou contenu (pas juste de nouveaux messages). A l'intérieur d'une discussion on retrouve donc les outils de messagerie instantanée, de partage de profil et autres services "sociaux" devenus communs sur le web. Plutôt que de répondre à un message, on vient en compléter le contenu avec un complément apporté directement à l'original - on est alors à la limite de Google Docs.

Wave est donc en quelque sorte une fusion de tout ce qu'on trouve de collaboratif sur le web. Sur la base d'un sujet, on va inviter de nouveaux participants qui vont enrichir le contenu, ouvrir des discutions (globales ou privées), communiquer on- ou off-line et construire ensemble quelque chose de riche via un environnement unifié.

Subtilité indispensable, la possibilité de "rejouer" l'évolution de ce contenu dans le temps pour retrouver son état à un instant t, bien plus efficace que de remonter l'historique de ses mails !

Réservé à l'échange de document ? Que nenni, la démo présente une partie d'échec, l'échiquier étant le "contenu" partagé sur la Wave ! Autre exemple, une invitation à un barbecue ou chacun donne sa disponibilité. Les utilisations concrètes restent à inventer.

Tout ça ... dans n'importe quel navigateur digne de ce nom (donc n'importe lequel sorti en 2009 à l'exception d'IE qui reste comme toujours l'indécrottable poubelle du web). Pas de plugin, pas de siouxerie, et rapidement on met le navigateur en plein écran pour ne plus en sortir.

Le protocole utilisé par Google Wave est ouvert (http://www.waveprotocol.org/) et les données peuvent ainsi être hébergées sur vos propres serveurs -détail qui freine sensiblement le développement du cloud-computing !

[mon voyant me prédit l'avenir:ON]
Une idée comme ça pour tout ceux qui ont pesté sur les lenteurs d'Eclipse : imaginez une appli utilisant Wave comme éditeur de code, avec le "cloud" comme compilateur en tâche de fond ! J'écris du code, je convie Michel et Julien pour une relecture, je fais du Pair-programming en télétravail, je reviens à la version d'hier matin ... Une sorte de TeamCity poussé jusqu'au PC. Le poste de développement reste la seule (bonne ?) raison de conserver un PC surpuissant. A quand l'environnement de dev distribué ?
[mon voyant me prédit l'avenir:OFF]

A noter dans la même lignée la version Cloud de gOS (le "g" signifiant "good", et pas "google" comme on est très tenté de le penser) qui veut construire un OS ultra allégé (comprendre : net-PC) qui ouvre seulement un navigateur en plein écran contenant toute l'IHM en mode web - "browser operating system".
Quand on vous dit que la révolution du web est en marche...

28 mai 2009

Continuum vs Bamboo vs Hudson

Petit retour d'expérience sur les serveurs d'intégration continue.

J'utilise beaucoup Hudson, qui a le vent en poupe. Interface ultra-conviviale, nombreux plugin et communauté très active. Les builds Maven2 sont découpés en modules automatiquement détectés, ce qui permet de consulter l'état d'un module en particulier. Par contre, le build reste monolithique, c'est à dire qu'Hudson fait un build complet même si un seul module est impacté.

Bamboo est le seul non-opensource de mon test. J'en avais entendu beaucoup de bien, je reviens plutôt déçu. L'interface est très correcte mais l'intégration de Maven est minimale : aucune gestion des modules, ni au build, ni à l'affichage. Par ailleurs, j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver dans les onglets, mais c'est sans doute une question d'habitude.

Continuum est le plus moche des trois. L'IHM est vraiment old school et mériterait une belle refonte à grand coup d'Ajax et de styles graphiques plus modernes. Par contre, le support de Maven est sans compromis : chaque module d'un multi-projet est identifié comme tel et géré comme tel. Si une modification impacte un sous-module, celui-ci (et seulement celui-ci) est construit, puis Continuum enchaîne les modules ou autres projets qui en dépendent - ce qu'on attend d'une gestion des dépendances Maven !

Ma conclusion : Hudson est un bon environnement, surtout pour commencer avec l'intégration continue car il est très intuitif. Bamboo n'apporte pas de plus value fondamentale et son support Maven est décevant. Continuum est probablement le meilleur serveur d'intégration continue pour un projet Maven, mais également le moins esthétique et le plus complexe des trois à configurer. Le jour où il sort avec une IHM revisitée et une configuration en trois clics, il risque de déchirer -mais ce n'est qu'une conjecture, encore faut-il trouver les développeurs pour faire le boulot :)


26 mai 2009

Maven, Eclipse et GWT main dans la main


Avec la sortie du Plugin Google Eclipse, il me restait à intégrer proprement le couple Maven + GWT avec l'IDE le plus connu des développeurs java - je n'ai pas dit le meilleur ;p

C'est désormais chose faite avec le dernier SNAPSHOT du plugin GWT, qui devrait clore une longue liste avant une release que j'espère proche, le temps de fixer les derniers bugs et erreurs de documentations.

Comme je l'explique sur cette page, la principale difficulté est que le plugin Google Eclipse n'est pas très "maven compliant" et oblige à faire quelques concessions. Cependant, avec l'aide de m2eclipse (ça doit aussi marcher avec IAM, je n'ai pas encore testé) on obtient le résultat suivant, que vous pouvez expérimenter à la maison en utilisant le projet de test it/reactor du plugin, ou sur votre propre projet (dites moi ce que ça donne) :
  • import du projet Maven sous Eclipse par m2eclipse. Les dépendances, répertoires de sources et de génération de code sont identifiées et configurés sous Eclipse, et surtout lesmodules d'un multi-projet et dépendances présentes dans le workspace sont "résolues" en tant que références inter-projet et non via les jars du repository local.
  • ajout du support GWT (étape encore manuelle, j'y travaille) via Google Eclipse Plugin. Soucis ici, le plugin ajoute lui même les dépendances GWT qui font donc doublon avec celles gérées par m2eclipse. Ca n'a pas l'air gênant à condition bien sûr que les versions soient cohérentes. Si quelqu'un à une astuce je prend ;)
  • génération des lanceurs pour les modules de l'application en lançant mvn gwt:eclipse. Cette tâche gère désormais aussi bien les lanceurs "classiques" et ceux exploitant le plugin Google Eclipse (cas par défaut). Au passage, le plugin prépare le répertoire /war du mode hosté.
  • un simple run as > web application sur le lanceur généré et le mode hosté démarre. L'URL de la page web hôte n'étant pas déclarée dans le fichier module, j'ai pris comme convention qu'elle porte le même nom que le module et est présente dans son répertoire public. C'est un peu limitatif mais ça doit être assez courant. Sinon il suffit d'éditer la configuration d'exécution.
Le gros progrès (en terme de confort et de productivité) c'est que si votre application est découpée en modules maven, une modification dans le code source d'un de ces modules sera directement exploitable dans le navigateur hosté par un simple refresh. Pas besoin de repackager un Jar ou tout autre manipulation - perte de temps.

Pour aller au delà du serveur hosté et passer sur un "vrai" serveur d'appli (-noserver) il faut jongler un peu entre le plugin maven-war et les chemins "en dur" choisis par Google, mais on s'en sort.

On a donc enfin une solution productive pour faire du GWT sous Eclipse sans s'empêtrer dans des builds Maven sans fin. Reste à vérifier que tout ça reste bien compatible avec le fonctionnement "hors eclipse" du plugin : La tâche gwt:run a encore ses fans (à moins que ce soit juste du anti-Eclipse ?)

Je n'ai pas testé le support de GWT sous IDea ou NetBeans, mais si un fonctionnement équivalent est possible je serais ravi de l'intégrer au plugin - les patchs sont bienvenus :)

18 mai 2009

m2eclipse vs IAM ? Non m2eclipse + IAM

Lorsque la fondation Eclipse a annoncé accepter deux plugins concurrents et assez semblables dans son incubateur on pouvait se poser la question : qui va survivre à la course à l'investiture ?
On aurait pu penser que Eclispe serve de "sélection" pour un unique plugin et encourage le perdant à coopérer, mais il n'en est rien. La fondation a d'ailleurs joué le même tour à Sublcipse / Subversive.

Nous avons donc d'un côté IAM qui fait un gros boulot (peu visible) pour bien rentrer dans les règles de l'incubateur et m2eclipse qui continue son développement et enchaine les pré-versions. Les discutions qu'on a pu suivre entre les deux groupes ne laissaient pas vraiment présumer d'une fusion. Après une gueguerre "c'est pas moi m'sieur,  c'est lui qu'a commencé", on nous a expliqué en quoi les deux plugins sont fondamentallement différents et donc ne peuvent céder un pouce de terrain.

Et voila que l'impensable se produit : Michael Poindexter (q4e) travaille actuellement sur la fusion des éditeurs de fichier POM proposé par chaque plugins. Il vient même d'obtenir le sésame utlime : le droit en écriture sur le code de m2eclipse - ce qui doit être nettement plus simple pour faire la fusion :). 

On assiste donc à un assainissement de la concurrence entre les plugins, qui sont encore loin de n'en faire qu'un (il reste de lourdes incompatibilités) mais commencent à réfléchir ensemble.

Un peu d'optimisme fait du bien :D

15 mai 2009

m2eclipse vs IAM (q4e)

Après avoir publiquement rennoncé à Archiva pour Nexus on pourrait me croire vendu à Sonatype ... et bien non. Utilisateur de m2eclipse je teste actuellement la dernière mouture de eclipse-iam (aka "q4e") et je le trouve bluffant !
  • le build maven est nettement mieux intégré. 
Contrairement à m2eclipse, IAM utilise maven 3 exclusivement, ce qui peut paraître gênant à priori mais lui donne la liberté d'une vraie intégration dans Eclipse et sa gestion événementielle. La progression d'un build indique ainsi le démarrage des Mojos et les tâches accomplies.
  • moins de builds inutiles
L'éditeur de POM est assez intelligent pour ne pas lancer un build "pour rien" lorsque l'édition réalisée n'a aucun impact. Je râle assez souvent sur m2eclipse qui me fait des builds en série pour pas grand chose, et je finis souvent par désactiver le "build automatically".

Si je trouve le "visuel" de m2eclipse plus sympa, voilà deux bonnes raison qui vont me pousser à changer mes habitudes

14 mai 2009

La fin d'une époque

L'époque ou le monde opensource était associé à des universitaires barbus en tongues (et chaussettes, c'est plus confortable) semble loin derrière nous.

Nous sommes quelques un à bien devoir admettre que notre projet à nous, développé en mode "temps libre" a bien du mal à tenir la route face à la concurrence. Archiva est bien joli mais est à la ramasse comparé à Nexus, et la liste de tâche pour le "moderniser" est tellement longue, que je vois mal qui pourrait s'y attaquer. Continuum est tout à fait fonctionnel, mais son ergonomie laisse à désirer comparé à Hudson ou Bamboo, sans parler de la richesse du premier en terme de plugins.

D'où un constat simple : depuis que le modèle opensource n'est plus considéré comme opposé au business, de nombreuses boîtes peuvent mettre du monde à plein temps sur un projet ET en tirer du bénéfice (support, consulting, formation, version "pro", etc).

Comment l'équipe d'Archiva pourrait-elle rattraper Nexus, qui bénéficie de l'équipe Sonatype à plein temps ? Comment Continuum peut-il rivaliser en terme de ressources avec un outil commercial comme Bamboo ou un Hudson dont le créateur à été affecté à plein temps par SUN ?

L'opensource du XXIéme sciècle est définitivement professionnel.

Archiva vs Nexus

En écho au blog d'Arnaud, j'ai moi aussi envisagé la migration d'Archiva vers Nexus.

Pour résumer, Archiva à rencontré avec la sortie de maven 2.1 un bug bloquant (une sombre histoire de metadata.xml qui se perdent en route). D'où obligation de migrer, serveur qui ne démarre plus, réinstallation de la base, bugs divers à répétition [ NullPointers :'( ]...

Ca ne donne pas une super image de l'état de stabilité d'Archiva. A l'usage, je n'ai pas rencontré de problème particulier et je n'ai pas non plus instrumenté mon serveur comme l'a fait Arnaud pour évaluer la consommation des ressources. Il est possible que certains de mes soucis soient liés à la consommation excessive qu'en fait Archiva.

Bref, déploiement du WAR Nexus et configuration en quelques minutes (l'IHM d'admin est tout de même nettement plus sympa, même si on y passe pas des heures). Mes premiers tests montrent que Nexus est "au moins aussi bien" qu'Archiva. Certains problèmes de timeout ont même été éliminés. 

Dans un premier temps je vais conserver les deux "repo-managers" en parallèle, et laisser l'instance Archiva mourrir tranquilement de sa belle mort (on a encore pas mal de projets Maven1 qui se basent dessus !)

07 mai 2009

javax.inject - enfin !

L'injection de dépendance aura marqué ces dernières années :
  • Apache Avalon et dérivés ont montrés la voie, même s'ils étaient sans doute un peu trop précurseurs et largement sous-documentés ;
  • Spring a enfoncé le clou et définitivement imposé l'idée grâce à une documentation rarement égalée dans le monde opensource et aux qualités de pédagogue de son créateur ;
  • Google Guice a marqué une étape en proposant une solution légère basée sur les annotations ;
  • JBoss ne s'y est pas trompé en renommant "sa" JSR299 de Web beans en Java Context and Dependency Injection
sans parler des outsiders que j'oublie probablement... Bref POJO et injection de dépendances deviennent les éléments incontournables de toute bonne architecture moderne. 

Comment éviter d'être lié à un framework donnée ? Via une spécification officielle Java (JSR) !

La JSR299 a cet objectif mais ne remporte pas les suffrages. Ni Google Guice, ni SpringSource n'ont répondu à l'appel ... et on sait enfin pourquoi : Google Guice et SpringSource collaborent à l'élaboration d'une nouvelle JSR, permettant en théorie de passer de Spring à Guice au runtime sans toucher à votre code. 

Malgré ses limitations, j'étais jusqu'ici un défenseur de l'injection via l'annotation @Resource (jsr250). Bien que supportée uniquement par Spring (et les EJB3) elle avait au moins l'avantage d'être non liée à un framework. Avec cette nouvelle JSR, on aura donc un moyen de spécifier clairement l'injection de dépendance sans se lier à un framework et une réelle alternative au runtime. 

Quel intérêt ? Après tout, c'est vraiment rarissime de passer une appli de Spring à Guice juste pour le fun ! Pensez aux frameworks et bibliothèques, qui vont pouvoir exposer leurs composants et dépendances via cette API. C'est déjà le cas pour l'écosystème Plexus, et j'ai développé une passerelle pour pouvoir les utiliser dans un contexte Spring, mais ça reste du bricolage.

A l'avenir, on pourrait donc imaginer récupérer une bibliothèque utilitaire de type "accès à Google Map en Java" utilisant cette JSR et pouvoir l'exploiter depuis Spring ou Guice sans intermédiaire. Un retour des composants de haut niveau "sur étagère" ? 


06 mai 2009

Un Leopard dans mon XP

Vu que personne ne veut m'offrir un beau MacBook 17 pouces, j'ai bricolé mon bon vieux Windows XP avec un BricoPack pour le rendre "MacOS Leopard-like". La solution du pauvre, c'est vrai, mais c'est mieux que rien.

Découverte intéressante qui en dit long sur Windoz : l'économiseur d'écran "Flurry" en version Win32 est ultra lent sur ma machine - la faute au chipset Intel Graphics. En renommant le fichier flurry.scr en flurry.sCr (subtil !) ça devient tout à fait fluide.

Windoz est vraiment un système étonnant, qui nous promet chaque jour une nouvelle surprise !

compile, compile pas

Je rencontre un problème jusqu'ici innexpliqué sous Hudson :

[INFO] Compilation failure

/home/hudson/.hudson/jobs/bios/workspace/bios/bios-prise-de-commande/bios-pdc-remoting/target/generated-sources/cxf/com/sfr/pates/PaymentQueryManager.java:[26,18] cannot find symbol
symbol  : method partName()
location: @interface javax.jws.WebParam

Je suis tombé sur ce qui semble bien être un bug "rigolo" :

Voici la description de la classe WebParam (définie par la spec JAX-WebServices) sur un poste Windows :
javap -classpath jsr181-1.0.jar javax.jws.WebParam
Compiled from "WebParam.java"
public interface javax.jws.WebParam extends java.lang.annotation.Annotation{
   public abstract java.lang.String name();
   public abstract java.lang.String partName();
   public abstract java.lang.String targetNamespace();
   public abstract javax.jws.WebParam$Mode mode();
   public abstract boolean header();
}
La même commande, passée sur Hudson (Solaris) :
javap -classpath jsr181-1.0.jar javax.jws.WebParam
Compiled from "WebParam.java"public interface javax.jws.WebParam extends java.lang.annotation.Annotation{
   public abstract java.lang.String name();
   public abstract java.lang.String targetNamespace();
   public abstract javax.jws.WebParam$Mode mode();
   public abstract boolean header();
}
Pas de partName :'(

En gros, la librairie de référence jsr181 que j'ai récupérée est bugguée ... D'ailleurs, elle n'est pas dispo dans le repo maven "central" et le lien dans le POM Maven est cassé - il pointe vers leserveur d'un certain "BEA" :p. Délicat donc de savoir où aller la chercher ! 

Il existe heureusement une alternative via les jars du serveur Geronimo. J'ai aussi ajouté dans le build Maven un contrôle sur les dépendances qui permet de vérifier qu'on embarque pas cette jsr181 récalcitrante.

01 mai 2009

Retour à la case départ

Mon écart de langage envers le fondateur de Maven n'aura pas eu un grand effet. Quelques autres développeurs ont pris position (de manière plus "diplomate") mais les choses ne bougent pas pour autant.

En résumé :
1. Je me suis pris dans la face un "tu n'as committé que trois fois, et tout ce que tu as fait a du être rollbacké" - ça c'est pour me remettre à ma place.

2. "Maven c'est compliqué, c'est normal qu'on y comprenne rien à moins de s'y mettre à fond".  C'est une certaine vision de l'informatique qui s'exprime, je comprend qu'on ait du mal à se mettre d'accord en partant sur cette base.

3. "Va faire mumuse sur maven 2.x, de toute façon l'avenir c'est Maven 3". En un sens c'est presque rassurant, on va au moins pouvoir sortir des versions de maven 2 sans devoir attendre deux ans que ce soit prêt - c'est déjà assez compliqué comme ça !

J'ai bien proposé de rennoncer à mon accès SVN sur Maven si mon état d'esprit ne collait pas avec la "ligne du parti", mais ça ne change pas grand chose. Ce droit sur le trunk ne me sert de toute façon à rien vu que je n'ai tout simplement plus aucune idée de ce qui s'y passe.

Nous en restons donc là, et je vais effectivement essayer de participer plus activement à Maven 2.2. Reste que le développement des plugins Maven reste le moteur le plus significatif pour une grande majorité des committers, et certainement ce que les utilisateurs suivent / attendent le plus. Après tout, maven-core ne fait qu'exécuter ces plugins, peut importe s'il utilise le top-du-top de l'injection de dépendances !

27 avril 2009

Différentes façons de faire de l'opensource


Pour ceux qui auraient raté mon précédent billet, voici une petite explication de texte : il y a de nombreuses façons de faire de l'open-source. 

Prennons d'abord la fondation Apache - si on se réfère à la doc de l'incubateur :
"
The minimum requirements that a Podling SHALL meet prior to being graduated to the ASF are : 
(...)
  • Demonstrate an active and diverse development community
  • The project is not highly dependent on any single contributor (there are at least 3 legally independent committers and there is no single company or entity that is vital to the success of the project)
"
Pour faire court, la Fondation Apache considère qu'un projet open-source est surtout porté par une communauté diverse et active. La qualité intrisèque du code a peu d'importance s'il n'y a pas du monde motivé derrière.

Passons maintenant à CodeHaus :
"
  • The Codehaus recognizes that some committers, based upon metrics, longevity and appointed management, have greater say on a project than others
  • The Codehaus places a high bar on entry for projects
  • In case of disagreement, The Despots are right
"

Ici la phylosophie est très différente : un projet opensource se doit d'être bien ficellé, production-ready, et supporté par des développeurs talentueux. Pas forcément "des" développeurs d'ailleurs.

On a donc deux approches très différentes. Apache favorise l'approche communautaire. Les commons-* en sont la meilleure démonstration, certains composant dormant depuis de longues années dans le bac à sable. Codehaus préfère l'excellence technique, quitte à passer par ce qu'ils appellent sans nuance des "despotes"

Qui a raison ? Les deux mon capitaine ! L'opensource est un monde varié, les deux approches ont abouties à des outils remarquables, le tout est de ne pas se tromper d'adresse.

25 avril 2009

Do you have a Mac ?

The GWT-maven-plugin developement is going well and I expect a 1.1 release soon. Still have to fix some issues, check the docs and provide more samples.

I'm now building a IT-test harness to check I don't break things anymore when changing code.

The last "oups, I broke the plugin" is related to running GWT-SDK tools on Mac. I don't have one myself so can't test on this platform.

If you want to support the gwt-maven-plugin, please lend me a Mac Book or Mac mini (low-cost Mac, if 600€ can be considered "low"). If your company want's to support the plugin I'd be pleased to add a sponsoring link on the plugin site.



22 avril 2009

OPA hostile sur Maven

Notre bon amis Jason, quelques soient ses mérites, à la fâcheuse habitude d'avoir des idées très arrêtées et de les imposer par le fait accompli. 

  • On a eu le droit au développement concurrent d'Archiva et Nexus, le premier - plan de longue date de la communauté maven (cf wiki et mailing list), le second - projet perso de Jason & Friends
  • On a eu droit à XBR sur maven3 pour remplacer Plexus (vous ne connaissez ni l'un ni l'autre ? comme c'est étrange !)
  • On a eu droit à la refonte complète du mécanisme de transport de Maven (wagon) par l'équipe de Jetty (-> mercury) sans avoir eu le temps d'en discuter sur la liste dev avant que ce soit déjà en place. C'était peut être utile, voir nécessaire, mais on pourrait en causer un peu avant, non ?
  • J'ai même eu droit à un mail perso de Jason (on est super pôtes) pour me proposer d'intégrer le  plugin GWT à la Sonatype forge - quel honneur !

J'en rate probablement, vu que je ne suis pas au courant de tout (c'est pas facile à suivre), mais nous sommes nombreux à nous être (poliement) accroché avec le Monsieur et à baisser les bras.

Dernier fait d'arme en date, Eugene Kuleshov, développeur émérite de m2eclipse , vient de se faire sortir à coup de pied au c... du projet qu'il soutiens depuis 5 ans. Sans doute n'avait il pas le profil assez "lisse" pour se plier aux idées du "reste de l'équipe" qu'il perturberait (?). Ca doit faire très mal à l'égo, je n'aimerais pas être à sa place.

On arrive donc de plus en plus clairement à un putch en règle sur la direction de l'écosystème Maven, certes par son créateur, mais très loin de l'esprit d'un logiciel communautaire - règle de base de la fondation Apache !

Je crois (encore) au potentiel de Maven, même si les promesses de maven 3 semblent très très très lointaines (depuis le temps qu'on l'attend), mais cette attitude me fait franchement douter. Maven va rapidement souffrir des reproches qu'on peut entendre sur Spring ou JBoss, accusés d'être des projets opensource "fermés". Le développement commence à se faire presque exclusivement sous le contrôle de Sonatype, à quand un "Maven Pro" payant intégrant des extensions propriétaires ?

A ce rythme je vais finir par revenir au bon vieux Ant et son pôte ivy.

20 avril 2009

Sun racheté par Oracle

J'apprend juste l'achat de SUN par Oracle. IBM s'est donc fait couper l'herbe sous le pied.

Reste à savoir ce qu'Oracle va faire de sa nouvelle acquisition. Depuis le rachat de BEA par exemple, il est devenu impossible de télécharger la JRockit, JVM réputée de l'ex-BEA. Les pages téléchargement existent toujours mais plus de liens... sauf peut être à avoir un compte support Oracle.

Difficile de prédire quelle orientation Oracle va donner, et en particulier comment la partie "soft" va s'en sortir. Oracle continuera t-il à investir dans des projets comme NetBeans ou GlassFish ?